Série d’été (8/10) – Internalisation des externalités négatives

L’homme est ainsi fait que lorsqu’on lui donne un instrument de mesure, de ce qu’il peut avoir, de ce qu’il peut atteindre, de ce sur quoi il va être jugé… Il s’en sert pour maximiser son bénéfice, son plaisir, sa réputation… L’homme est, par nature, joueur.

L’argent est un formidable outil de mesure très largement utilisé. On a tous envie d’avoir plus d’argent pour ce qu’il nous permet d’acquérir, pour ce qu’il nous permet de faire, pour son impact sur notre réputation… Pour la plupart de nos actions, nous essayons de maximiser la différence entre l’argent à dépenser et l’argent que l’on recevra. Peu importe les coûts cachés. Les externalités négatives, qui « apparaissent dès que la production ou la consommation d’un bien, d’une ressource ou d’un service nuit à une tierce partie ou à l’environnement » (https://tinyurl.com/yckmwywy) font partie de ces éléments que l’on tient peu en compte pourvu qu’on gagne plus d’argent, quitte à ce que leurs utilisations soient éhontées. Ces derniers temps, quelques externalités négatives, à commencer par les divers impacts de la production de CO², se sont imposées à nous dans toutes leurs dimensions.

Une partie de la solution sera d’identifier toutes les externalités négatives et de leur donner de la valeur pour les inscrire dans nos mesures des bénéfices. Bien sûr, le mouvement est déjà lancé, pensons aux certificats carbone ou aux diverses taxes kilométriques (même si celles-ci ne poursuivent pas toujours ce but là). Inévitablement, l’internalisation des externalités négatives va impacter nos mesures de bénéfices, et de nouveaux équilibres vont devoir être trouvés. Nos modèles d’affaires n’en sortiront pas indemnes…

Cela ne fera plaisir à personne, mais une prise en compte de l’impact de nos activités sur l’état de la planète, production de CO², disparition de la bio-diversité… va nous amener à réduire les déplacements des personnes, des biens et des matières, à réduire, à modifier les processus de fabrication de nos biens et services, voire à les supprimer..

Et c’est sans doute une bonne idée de ne pas trop tarder à revisiter ses modèles d’affaires pour anticiper les futurs déséquilibres qui pourraient affecter les résultats voire la survie d’un bon nombre d’entreprises. N’oubliez pas, les Business Shakers sont à votre disposition pour vous aider à mener ce types de réflexions.

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