Série d’été (7/10) – l’open innovation (innovation ouverte) pour augmenter ses chances de succès

Le mythe du chercheur génial qui, dans son garage, met au point le nouveau produit que demain tout le monde s’arrachera a encore de beaux jours devant lui. Pourtant, le nombre de Geo Trouvetout qui ont sombré avec leur invention est largement supérieur à celui de ceux dont la bonne idée à fait la fortune. Ceci, sans doute, parce que nos inventeurs, trop conscients de l’énergie et du travail nécessaires pour donner corps à leur idée géniale ont du mal avec la perspective de partager avec des tiers. Même s’ils peuvent accepter qu’ils ne sont qu’au début de la route du succès et que celle-ci sera longue et parsemée d’embûches, leur ego ne se satisfait que du mérite total de leur succès, fut-il minime, et n’accepte pas une reconnaissance objectivement plus importante, mais diluée dans une réussite beaucoup plus vaste. En gros, pour le dire autrement, ils préfèrent avoir tout de pas grand chose (souvent, d’ailleurs, des pertes financières) qu’une petite partir d’un grand tas d’or. Cela nous rappelle aussi que la réussite économique d’une invention, d’un projet, tient beaucoup plus de la mise en œuvre globale, de l’invention à la mise eur le marché, que du caractère extraordinaire de l’idée.

Les entreprises qui innovent peuvent être confrontées au même syndrome. On a une idée géniale, on est les meilleurs, on sait tout faire, on va gagner beaucoup d’argent. La réalité est bien souvent différente… et l’entreprise découvre petit à petit qu’elle n’a pas les reins assez solides pour affronter des problèmes de propriété intellectuelle, des difficultés de mise au point du processus de production, apprendre les réalités d’un nouveau marché et d’une nouvelle filière de commercialisation… La punition peut alors être cruelle et mener à la disparition de l’entreprise, par faillite ou rachat…

Les entreprises qui font face à ces affres développent souvent des logiques d’innovations fermées. C’est-à-dire qu’elles veillent à garder en interne et sous leur contrôle un maximum des facteurs de développement de leurs idées, pour bénéficier, en cas de succès des éléments de propriété intellectuelle et les sources de revenus. D’autres adoptent plutôt une posture propice à l’innovation ouverte. Elles sont conscientes qu’elles ne disposent pas (disposeront jamais) de toutes les ressources nécessaires au meilleur développement de l’idée et sont donc prêtes à partager les ressources, les risques et les bénéfices avec d’autres acteurs plus performants qu’elles sur des aspects cruciaux. Même si cela va avoir un impact important sur leur modèle d’affaires (https://tinyurl.com/bd2scbnjhttps://tinyurl.com/mrsbennz).
Des activités importantes vont être délocalisées chez quelques partenaires parce que l’entreprise ne dispose pas de toutes les ressources nécessaires et qu’elle décide de ne pas les acquérir. Des segments de clients vont apparaître ou disparaître, et avec eux des propositions de valeur. Les canaux vont être affectés ainsi qu’inévitablement les moyen de capter de la valeur. Sans oublier, bien entendu, la structure des coûts.

Vous pensez qu’une démarche d’innovation ouverte pourrait donner un premier/second souffle à vos projets/envies d’innovation? Les Business Shakers sont à votre disposition pour une première réflexion sur les probables changements de votre modèle d’affaires et votre niveau d’acceptabilité de ceux-ci.

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