La blockchain, du mythe à la réalité

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Il y a quelques jours, à l’instigation de Logistics in Wallonia se tenait chez Technifutur une journée consacrée à la blockchain. L’objectif de celle-ci était de faire le point sur ce que d’aucuns appellent la deuxième révolution numérique, ses grands principes et les conditions de mise en œuvre. Alors, que retenir d’une telle manifestation?
Ayant accepté les postulats de base qui assurent que la blockchain est distribuée, qu’elle force l’intégrité, la non-répudiation et la traçabilité des données/informations, ainsi qu’un certain anonymat, force est de constater qu’on n’en n’est qu’au début de l’histoire (même si les principes fondateurs sont connus et utilisés depuis bien longtemps…). A telle enseigne qu’une analogie est faite avec le monde du Web et des moteurs de recherches. Avec la blockchain, nous en serions toujours aux premiers temps des outils de recherche, celui des Lycos, Altavista et autres Northernlight. Nous devrions encore vivre l’éclatement d’une bulle spéculative avant de voir émerger quelques standards et des acteurs majeurs comme Google… Notons au passage que la blockchain ne concerne pas que les crypto-monnaies comme le bitcoin (pour mieux comprendre la blockchain, voyez la vidéo TEDx en fin de billet).

A ce stade, les questions techniques qui se posent le plus concernent l’intégration d’un éventuel moteur blockchain dans les applications et les usages en cours. D’un autre côté, les véritables bénéfices de cette nouvelle technologie ne sautent pas aux yeux. L’exploitation des blockchains privées semble être grevée d’un coût d’utilisation prohibitif et les premiers projets construits autour d’une blockchain privée ne tirent pas vraiment parti de la distribution. Enfin, l’offre de services autour de ces nouveaux outils est encore balbutiante. D’ailleurs, les exemples concrets, qui iraient plus loin que le « proof of concept« , sont encore rares (et très récents). Et lorsqu’ils existent, il est légitime de se demander ce que la blockchain apporte que des solutions plus classiques n’apporteraient pas.

En fait, comme dans l’exemple de la blockchain mise en place par Carrefour pour assurer la traçabilité du poulet d’Auvergne, on a plutôt l’impression que ces avancées technologiques bénéficient surtout à certains opérateurs et pas vraiment aux consommateurs (https://tinyurl.com/yc5dclg4https://tinyurl.com/ycz64l3j). Plus près de chez nous, on peut aussi noter l’initiative de Quidprojob (https://quidprojobs.com/fr/) qui met la blockchain au service de la réputation et du recrutement social grâce à l’offre de compétences de Hexalina (https://hexalina.io/).


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