Le Metaverse de Zuckerberg, successeur augmenté de Second Life et nouvel Eldorado?

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Ce billet aurait eu sa place dans notre récente série d’été. Le Metaverse dont rêve Marc Zuckerberg, et sur le développement duquel il s’est déjà penché en y consacrant des ressources et des équipes, pourrait bientôt faire irruption dans nos vies et dans celles de nos entreprises. Le patron de Facebook s’en est ouvert il y a quelques semaines dans une interview au media The Verge (https://tinyurl.com/nh3hvc57). De nombreux journaux on fait écho à cette annonce, dont Le Temps, en Suisse (https://tinyurl.com/e3n4vf5), qui nous présente le Metaverse comme un cyberespace parallèle à la réalité physique, où une communauté de personnes peuvent interagir sous forme d’avatars. Dans l’esprit de Zuckererg, le Metaverse doit donner le sentiment de vraiment être là avec les gens et sera construit, non pas from scratch, mais en réunissant et en faisant dialoguer différents espaces numériques. Il le présente comme le futur d’internet et des interactions sociales.

Il est vrai que le paysage n’est pas totalement vierge. On entend de plus en plus parler de représentations hologrammes, les avatars sont présents dans de nombreux espaces d’interactions numériques, dont les jeux en ligne. Ces derniers ont commencé à organiser, en réaction à la situation pandémique, des concerts virtuels permettant aux internautes à y assister dans la peau de leurs avatars en autorisant les relations entre avatars. Tout cela n’est pas sans rappeler Second Life, le meta-univers d’il y a 15 ans (https://tinyurl.com/2j9fr5x8https://tinyurl.com/598bh5cd).

Bien sûr, il y en a qui vont s’enthousiasmer d’une telle annonce. D’autres qui vont se renfrogner. Il est vrai qu’une numérisation débridée de nos vies et de nos interactions sociales n’est sans doute pas la chose la plus désirable. Surtout si c’est Mark Zuckerberg et Facebook sui sont à la manœuvre. Toutefois, l’être humain et le monde sont ainsi faits qu’une telle évolution créera inévitablement de nouvelles opportunités et de nouvelles richesses. Virtuelles, peut-être, mais moins pour les pionniers que pour les suiveurs. En tous cas, c’est ce que Second Life nous a appris, et d’autres univers plus ou moins ambitieux.

De nombreux modèles d’affaires sont envisageables dans ces univers virtuels, puisque tant qu’à reproduire le monde réel en le digitalisant, il n’y a aucune raison de ne pas digitaliser tout ce qu’on fait IRL (in real life). Dans cette future matrice, on pourra donc faire de la publicité et organiser des événements festifs ou non, intellectuels ou non. On pourra aussi acheter de l’espace (des terrains), construire des bâtiments (les louer ou les revendre) mais aussi tous les accessoires possibles et imaginables pour fantasmer sa seconde vie. Vos (futurs) produits, votre marque pourraient devenir de futurs leaders de mondes virtuels et cette aura rejaillir IRL. Et ne soyons pas surpris si l’on retrouve là derrière des blockchains comme celles qui commencent à assurer l’authenticité et l’unicité d’œuvres d’art.
Si vous rêvez d’être un des milliardaires de la prochaine décennie, c’est sans doute le moment de commencer à y regarder de près.

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