Série d’été (4/10) – Bientôt dans votre entreprise? La blockchain

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Cela fait maintenant quelques années que l’on parle de « LA blockchain« , ce système de gestion de données et d’informations promettant de révolutionner le monde grâce à une logique infalsifiable instaurant une confiance absolue en dépit des tiers de confiance institutionnels (notaires, banquiers, officiers d’état-civil…). Selon Wikipedia, une blockchain est

« une technologie de stockage et de transmission d’informations sans organe de contrôle. Techniquement, il s’agit d’une base de données distribuée dont les informations envoyées par les utilisateurs et les liens internes à la base sont vérifiés et groupés à intervalles de temps réguliers en blocs, formant ainsi une chaîne »

(https://tinyurl.com/3vduw5y8). Notons que les nombreux intervenants et articles parlant de « la blockchain » se prêtent à un raccourci fautif car il existe de nombreuses blockchains. Les plus connues sont celles qui gèrent la création et les portefeuilles de crypto-monnaies (le bitcoin, et tous ses avatars, par exemple – https://tinyurl.com/cemj9fzd). Mais il existe bien d’autres initiatives comme la blockchain alimentaire de Carrefour (https://tinyurl.com/5cx5enpd) ou le projet wallon d-event pour le paiement de prestations dans le cadre de festivals ou autres événements (https://d-event.io/).

La principale promesse des blockchains est une rupture au niveau des mécanismes qui gèrent la confiance nécessaire à de nombreux environnements dans lesquels il est vital que les données soient authentiques, sécurisées, disponibles et non répudiables. Cette assurance ne se fait plus par des tiers assermentés, mais par la technologie. On s’affranchit donc des faiblesses liées aux interventions humaines en distribuant et en dupliquant les informations et au prix d’un gigantesque besoin en puissance de calcul, comme nous l’a montré la récente polémique autour de l’achat, par Elon Musk, de bitcoins pour plus d’un milliard de dollars (https://tinyurl.com/2v5rafe3).

Dans les faits, les technologies informatiques traditionnelles sont bien sûr capables d’assurer les mêmes fonctionnalités que les blockchains de manières beaucoup plus légères, en termes de développements, de mises en œuvre, d’infrastructures… hormis peut-être une certaine idée de la confiance, de l’infaillibilité et de l’absence de risques. Et dans ce domaine, comme dans tous les autres, la quête de la perfection coûte très (très) cher… Ce qui fait que la question de l’adoption de cette technologie est celle de l’acceptation du risque et du surcoût acceptable pour atteindre un niveau de confiance (sécurité) supérieur à ce qui est déjà accessible (petit clin d’œil à Pareto). Mais cette équation va changer en fonction des gains en maturité des environnements de blockchains.

 

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