Pourquoi mon invention n’est-elle pas devenue un succès…?

frigiden

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Ce matin, alors que j’étais encore en mode « Télématin », vous savez, le mode initial du télétravailleur dont les yeux sont encore dans les bras de Morphée, mon attention a été attirée par une publicité pour un frigo. Pas n’importe lequel. Un frigo disposant de la fonctionnalité « Door-in-door« ! Pourtant, je ne suis pas à la recherche d’un frigo, et j’espère ne pas l’être avant longtemps… (https://tinyurl.com/y5d5t4hv)

Ce qui a retenu mon attention, c’est un petit air de « déjà vu ». Cette fonctionnalité « Door-in-door« , qui permet de voir à l’intérieur du frigidaire sans ouvrir les portes et qui promet de belles économies d’énergie, elle n’est pas neuve. Elle me rappelle des paroles d’il y a une petite dizaine d’années: « Je vois bien que souvent, lorsqu’on ouvre le frigo, on ne sait pas toujours ce qu’on va y prendre, explique René Denooz. Et du coup, la porte reste ouverte, parfois longtemps. Ça utilise pas mal d’énergie et c’est aussi mauvais pour les aliments. Et d’un point de vue énergétique, l’invention est assez remarquable. Avec ce système, le frigo consomme plus de 50 % d’énergie en moins. » René Denooz parlait d’une de ses inventions, le FRIGIDEN (https://tinyurl.com/y3aydbx2).

Bien sûr, à l’époque, d’autres chercheurs, bricoleurs, équipes… planchaient sur la même idée. Chacun avec sa solution technique. Et les fabricants d’électroménager étaient déjà sur la balle. Mais la solution Frigiden n’a convaincu aucun de ces grands acteurs, bien que des contacts aient eu lieu. Pourtant René Denooz a été accompagné/suivi par quelques acteurs wallons d’animation économique, dont la SPI (les accompagnateurs qui deviendront les Business Shakers), qui n’ont pas réussi à faire tomber les décisions du bon côté (du point de vue wallon). Cette aventure nous a laissé un goût de trop peu…

Finalement, la question est de savoir pourquoi cette invention n’a pas percé. Sans doute les idées concurrentes étaient-elles portées par des promoteurs plus puissants. Peut-être aussi est-ce la conséquence de ce que l’inventeur avait du mal avec l’idée de partager les bénéfices de son invention. Peut-être y a-t-il d’autres raisons. Mais on ne le saura jamais… Parce qu’aucune analyse « post-mortem » n’a été entreprise. Elle aurait sans doute permis de comprendre et d’identifier quelques lacunes dans le processus et permis d’y remédier, le tout pour augmenter les chances des inventions à suivre…

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