La raison d’être de l’entreprise, lubie ou outil utile en matière de gouvernance et de performances?

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Il s’est tenu en France, ces derniers mois, un débat intéressant qui met au-devant de la scène le concept de raison d’être de l’entreprise. Malheureusement, peu d’échos des débats sur la loi PACTE sont arrivés de ce côté-ci de la Meuse mais peut-être que d’ici peu selon un schéma bien connu, quelques hommes politiques se saisiront de ces idées.

Ce que nous retenons de la loi PACTE, et du rapport « l’entreprise, objet d’intérêt collectif » (J-M Senard et Nicole Notat) qui en est à l’origine, c’est l’émergence de la notion de raison d’être de l’entreprise, sujet que les Business Shakers de la SPI mettent régulièrement sur la table dans le cadre de leurs accompagnements de PME (Loi PACTE: l’intérêt social et la « raison d’être » des entrepriseshttps://tinyurl.com/sy4n9rq). On appréciera ces quelques lignes tirées des premières pages du rapport:

« Une conviction : l’entreprise a une raison d’être et contribue à un intérêt collectif.

Le rôle premier de l’entreprise n’est pas la poursuite de l’intérêt général, mais des attentes croissantes à l’égard des entreprises sont régulièrement exprimées, avec l’essor des défis environnementaux et sociaux. Le concept de «parties prenantes» – c’est-à-dire les personnes et les groupes qui subissent un risque du fait de l’activité de l’entreprise – est fréquemment évoqué pour susciter une prise de conscience par l’entreprise des impacts de son activité. Au-delà de ces tiers prenant part à l’entreprise, la conviction portée par ce rapport est que le gouvernement d’entreprise lui-même doit incorporer ces considérations dans sa stratégie. Il convient pour cela que chaque entreprise prenne conscience de sa «raison d’être».

Une entreprise se crée seulement si elle répond à un besoin spécifique et elle perdure seulement si elle maintient une dynamique d’invention, d’innovation et de création collective. Elle contribue à un ensemble économique et social, en constituant un réseau de clients, de fournisseurs ou de sous-traitants, en s’insérant dans un écosystème, etc.

Chaque entreprise a donc une raison d’être non réductible au profit. C’est d’ailleurs souvent lorsqu’elle la perd que les soucis financiers surviennent. »

(Mission «Entreprise et intérêt général»: remise du rapport de Jean-Dominique Senard et Nicole Notathttps://tinyurl.com/vu9pgfo)

On peut, bien sûr, imaginer quelques raisons qui justifient l’inscription de la raison d’être dans les statuts. Mais ce n’est sans doute pas le plus important. L’important serait que chaque entreprise se penche sur sa raison d’être, sur les raisons qui font qu’elles existent et qui motive leurs travailleurs à se lever tout les matin avec un certain entrain. L’important est que le management s’empare de cette raison d’être et la fasse vivre dans toutes les décision qu’il prend. C’est le meilleur gage de l’apport positif attendu et d’évitement les risques de « purpose washing » évoqué par un article de La Tribune (Les entreprises et leur raison d’être: le risque du «purpose washing»https://tinyurl.com/rvdblzt). Quant au besoin de mesurer les impacts d’une gouvernance d’entreprise basée sur la raison d’être, nous sommes plutôt réservés. On préfère garder à l’esprit l’avertissement de Nicole Notat et Jean-Dominique Senard: «C’est souvent quand l’entreprise perd de vue sa raison d’être que les soucis financiers surviennent».

L’expérience nous montre d’ailleurs que les entreprises avec lesquelles nous travaillons cette idée de raison d’être, et dont les équipes de management s’emparent des résultats, enregistrent rapidement des évolutions positives. Meilleure ambiance, décisions plus faciles et plus rapides, meilleures performances opérationnelles… qui ont inévitablement un impact positif sur les résultats financiers.

Alors, intéressés? N’hésitez pas à prendre contact avec les Business Shakers de la SPI.

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