Série d’été (2/10) – Et si… vous achetiez sur Internet?

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Gageons que vous allez vous étonner de cette question puisque, bien-sûr, vous avez déjà acheté sur internet. Aussi, je reformule : et si vous achetiez sur internet vos produits ou ceux de vos concurrents ? Certains, qui savent pertinemment bien que des produits concurrents aux leurs sont disponibles sur internet, trouveront la suggestion inappropriée. Mais l’est-elle vraiment ?

Notons que la démarche (acheter ses produits ou des produits concurrents en ligne) est pertinente pour tout le monde, pas seulement pour ceux qui vendent des produits grand public. Aussi clairement pour ceux qui pensent que leurs produits ne sont pas vendus, ou pas vendables sur le net. On est parfois surpris par l’imagination et le culot dont d’autres peuvent faire montre. Et si savoir que ces produits sont accessibles en ligne c’est déjà bien, il y a beaucoup d’autres enseignements à tirer d’expériences d’achats complètes.

La première démarche consiste à identifier les acteurs (sites marchands ou pas, organisations…) qui mettent en vente les produits de votre choix, sachant que les canaux de ventes possibles sont variés dans la forme et l’espace (sites de e-commerce propres ou intermédiaires, places de marchés, réseau sociaux… – on pourrait citer Amazon, e-Bay, AliBaba, Dhgate, Facebook…) Et là, on va peut-être trouver :

  • des acteurs locaux ou lointains
  • des produits officiels et des contre-façons
  • des vendeurs autorisés, d’autres pas
  • des marchés officiels ou parallèles
  • des distorsions de prix

Dans un deuxième temps, il est certainement intéressant de réaliser l’une ou l’autre transaction, c’est-à-dire d’acheter un ou plusieurs produits, auprès de l’un ou l’autre des vendeurs. L’analyse de ces transactions devraient permettre de mettre en avant :

  • des processus efficaces, et d’autres qui le seraient moins
  • des distorsions dans les prix de base, coûts du transport, application de taxes, en fonction des territoires, des volumes, des délais…
  • différentes qualités de produits, compositions, emballages, localisation, durée de vie…
  • des (tentatives) de tromperies voire d’escroqueries…
  • des stratégies de ventes couplées, complémentaires, accessoires…

Une troisième phase serait alors l’analyse des différentes expériences et la formalisation de conclusions et de décisions d’actions :

  • ne rien faire ou quitter le marché
  • prendre des actions pour faire respecter les lois, règlements, contrats… soit tout seul, soit en impliquant des
  • partenaires (autres acteurs du secteur, associations professionnelles…)
  • s’inspirer de bonnes pratiques efficaces
  • trouver des alternatives, innover (investir des champs non encore explorés…)
  • confirmer ou changer de stratégie

Alors, n’attendez plus pour sortir votre carte de crédit…
Et n’hésitez pas à appeler les Business Shakers de la SPI à le rescousse au besoin 😉

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