Réputation numérique, ce que le cas Eric Dumonpierre peut nous apprendre

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Nous sommes ici face à un véritable cas d’école, puisque le cas Eric Dumonpierre a été créé par des étudiants dans le cadre de leur enseignement (cours sur la réputation numérique et la gestion de crise à l’ère d’internet à HEC Paris). C’est ce que nous apprend cet article récent, « La véritable histoire du P-DG le plus charismatique d’Europe« , publié dans la Harvard Business Review (25/09/2018 – https://tinyurl.com/yarc2ozu). L’histoire a commencé avec la promotion HEC Paris de 2005, dont une moitié a travaillé à construire la réputation d’Eric Dumonpierre, de son entreprise et de son produit phare (Laboratoires Berden – Mutorex). Dans le même temps, l’autre moitié s’acharnait à entacher cette réputation naissante. En fin d’année, le relais était passé à la promotion suivante.

Bien sûr, le périmètre de l’exercice est limité au Web et plus particulièrement à Google. La réputation pouvant ici être assimilée à la visibilité dans le moteur de recherche. Néanmoins, on peut en tirer des informations intéressantes de nature à justifier les efforts faits par les entreprises pour exister sur le Web.  Par exemple :

  • les informations négatives se propagent plus rapidement que les positives, les réputations se défont plus vite qu’elles ne se font
  • des « vrais » journalistes se sont emparés rapidement de l’histoire de Eric Dumonpierre et des Laboratoires Berden
  • les informations publiées sur le Web ont percolé vers les forums de discussions et les réseaux sociaux
  • 5 ans après la fin de l’exercice (qui a duré 10 ans), de très nombreuses informations restent en ligne et accessibles
  • la crédibilité des informations a été construite par la répétition, notamment au travers d’un réseau de sites et de publications, et en reprenant régulièrement d’anciennes histoires…

Bien sûr, il n’y a rien de révolutionnaire dans ces constats. Toutefois, il est intéressant de noter qu’ils peuvent être mis en avant par des expériences. Et finalement, ce qu’on peut en retenir, c’est l’importance d’alimenter « la matrice » avec des informations positives, pour mitiger les risques et les conséquences des crises. Et de garder à l’esprit que cela requiert du travail et de la variété (par exemple dans les supports et les lieux de publication).

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