Série d’été (2/10) – Les maîtres de la peinture classique à la rescousse des entrepreneurs

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Pour de nombreux touristes, cette période de vacances est un moment privilégié pour pousser les portes des musées et autres lieux de culture. Nous serons sans doute nombreux à contempler l’un ou l’autre chef d’œuvre et à essayer d’en saisir tous les messages, d’en décrypter les sens cachés. Car si les artistes maîtrisent bien leurs outils et leurs techniques, la plupart d’entre-eux maîtrisent aussi la symbolique et l’art de la dissimulation des informations. Et finalement, comprendre une toile comme « la dame à l’hermine » de Léonard de Vinci, c’est beaucoup plus que de simplement énumérer les éléments de la toile (https://tinyurl.com/yayu7ka5). Bien plus qu’à ceux qui restent au niveau de la description (une gente dame tenant dans ses bras une hermine), les œuvres d’art se révèlent à ceux qui les décryptent et les racontent (la noble dame enceinte de son époux qu’elle serre dans ses bras…)

Ce constat, de la supériorité de la narration sur la description, est aussi valable dans notre monde. Ainsi, raconter une carte mentale (mind map), c’est autre chose que de la décrire. Il est clair que dire que « on a identifié 4 bénéfices« , et les citer, n’a pas le même impact que « au rang des bénéfices des cartes d’empathie, on note qu’elles aident à la compréhension d’une situation grâce à l’effort de se mettre dans les chaussures de l’autre. Dans la foulée, cette compréhension permet également aux parties de s’aligner plus facilement puisqu’elles peuvent mieux anticiper les réactions des uns et des autres. Et si cet alignement ne se fait pas automatiquement, on dispose alors d’éléments qui trouveront leur utilité dans une démarche de négociation. In fine, la carte d’empathie est un véritable outil d’aide à la résolution de problèmes. »

carte mentale

Les utilisateurs du BMC (Business Model Canvas) feront le même constat. Dire que l’on a identifié quelques propositions de valeurs (écologie, recyclage, économie circulaire, esprit vintage), des clients (entreprises, collectivités, horeca, particuliers…, habitués au recyclage), des relations (service, personnalisation, sur mesure…) et des canaux (partenaires, verres, bulles de collecte…), c’est autre chose que de raconter les liens qui unissent ces différents éléments. « La proposition de valeur « écologie » est portée vers les clients « particuliers » grâce aux bulles à verre et au paiement d’une caution. La proposition de valeur « recyclage » est transmise aux clients « entreprises » grâce à des services « collecte » et des partenariats et aux canaux « mailings » et « brochures » ». Dans ce dernier cas, les bénéfices sont immédiats. Dès que l’on fait l’effort de raconter le BMC que l’on vient de décrire à force de post-its, les faiblesses apparaissent et le modèle d’affaires peut être renforcé en précisant certains éléments et en retirant les idées qui n’apportent rien au projet décrit.

BMC_1807

Bien sûr, ce changement de posture n’est pas facile, mais c’est aussi pour cela que les accompagnateurs de la SPI sont prêts à faire un bout de chemin avec vous. ET aussi qu’à titre de devoir de vacances, nous vous invitons à vous familiariser à la narration des œuvres d’art que vous rencontrerez durant ces prochaines semaines.

Retrouvez tous les épisodes de notre série d’été.

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