Vous prendrez bien une chambre sans chauffeur?

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L’anticipation est un exercice difficile et nombre de ceux qui s’y sont essayés, s’y sont cassés les dents… Toutefois, c’est une démarche importante car sans elle, pas ou peu d’évolution. Souvenons-nous que pour atteindre la lune, il vaut mieux viser le soleil que la montagne, même la plus haute.

Dans un récent billet sur Medium, Nathan Waters nous propose un petit récit d’anticipation, prédisant la fin de Uber et des propriétaires terriens (Driverless Hotel Rooms: The End of Uber, Airbnb and Human Landlords – https://hackernoon.com/driverless-hotel-rooms-the-end-of-uber-airbnb-and-human-landlords-e39f92cf16e1). Il imagine l’évolution de la voiture (sans chauffeur) qui deviendrait une plate-forme mobile pour laquelle il n’y aurait qu’à inventer des nouveaux usages: une chambre sans chauffeur, une café sans chauffeur, un bureau sans chauffeur… En fait, l’innovation principale n’est pas tant l’absence de chauffeur (qui devrait impacter le business de Uber) que le découplage des fonctions et de l’immobilier, prendre son café ou travailler dans un lieu mobile (cela existe déjà) ou dormir dans une chambre qui pourrait se déplacer ou être hébergé dans un lieu au choix (en fonction du prix du parking ou des commodités).

Qui serait gagnant dans une telle évolution? Probablement celui qui sera capable d’intégrer tous les éléments autour de son cœur de métier. Uber qui ferait de la réservation en ligne l’élément fort. Starbucks qui développerait une expérience incomparable autour du café. Regus qui mettrait la qualité des réunions mobile à un niveau à ce jour inconnu…

Qui serait perdant? Assurément, le secteur automobile court de grands risques… D’une part, il devrait y avoir moins de véhicules (personnels) et d’autre part, les véhicules seront plus simples à construire (une plate-forme mobile, un moteur électrique et un caisson aménageable). Les grands propriétaires d’immeubles et d’infrastructures (baisse de la pression immobilière et surconsommation des infrastructures liées à la mobilité). Enfin, également ceux qui n’auront pas réussi à imposer leur cœur de métier dans le nouveau paysage: Uber, Starbucks, Regus… ne sont pas à l’abri…

Alors, que faire? La pire des chose serait de ne rien faire, de ne rien anticiper et de subir les événements, au risque de se voir un jour sortir du marché. La deuxième option est de surveiller du coin de l’œil les évolutions et de se tenir prêt à agir lorsque le futur s’avèrera suffisamment proche. Enfin, travailler sur des idées qui vont dans le sens de l’évolution, l’une d’entre-elle sera peut-être bonne… En fait, toutes ces stratégies et actions relèvent de l’intelligence économique ou stratégique… et les accompagnateurs de la SPI peuvent vous y aider. N’hésitez pas à nous contacter…

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