Comment le groupe de Rock Linkin Park a changé de métier

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L’histoire date de 2015 et nous est racontée par Kiel Berry, qui a activement participé à cette mutation, dans un article posté sur le site de la Harvard Business Review (http://tinyurl.com/nalzcaw).
Linkin Park est un groupe de rock à succès puisqu’ils ont vendu plus de 100.000.000 de disques. Leur popularité date du tournant du siècle et, déjà à cette époque, ils étaient intéressés par le « business ». C’est pourquoi ils ont créé l’entreprise Machine Shop. En 2013, après avoir observé depuis un certain temps une modification dans les origines de leurs revenus, la même que pour tous les musiciens, ils ont décidé de prendre les choses en main et  de réfléchir à une évolution de leur modèle d’affaires. Ils ont donc engagé un manager étranger au monde de la musique (Kiel Berry, ayant fait ses armes dans le marketing, le business et la finance) et se sont adjoint l’aide d’un professeur de la Harvard Business School et d’une petite équipe d’étudiants. Tout ce petit monde s’est mis au travail pour analyser la situation, dans une démarche « Stratégie Océan Bleu » pour finalement positionner Machine Shop comme une entreprise de Venture Capitalism (investissements à risques).
Lorsqu’ils parlent de leur nouveau positionnement, ils disent les choses sans ambages: « To be clear, we are still in the music business, but creating and selling music now plays more of a supporting role » (Pour être clair, nous sommes toujours dans le business de la musique, mais la création et la vente de musique est maintenant davantage une activité de support – http://tinyurl.com/ycjn6q98). En d’autres termes, ils ont changé de modèle d’affaires, de métier. De musiciens, ils sont devenus investisseurs/financiers. Mais en capitalisant sur la valeur de la marque qu’ils ont construit en tant que musiciens.
Il s’agit-là d’un témoignage intéressant qui montre qu’il est possible d’adopter une attittude positive et d’anticiper lorsque les conditions de marché évoluent et que les sources de revenus se tarissent. Alors, bien sûr, les entreprises liégeoises (wallonnes) n’ont pas accès aux professeurs et aux étudiants d’Harvard pour les aider dans cette mutation (innovation), mais il n’y a pas pour autant pénurie de ressources. La SPI, par exemple, grâce à ses programmes d’accompagnement, aide les entreprises à s’engager dans de telles réflexions. Si cela vous intéresse, n’hésitez pas à prendre contact avec les accompagnateurs de la SPI (is[at]spi.be).

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