Gagner de l’argent sur le dos du riche paresseux

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Lorsqu’on travaille à décrire un modèle d’affaires, pour visualiser la valeur qui sera proposée à ses  clients et la manière dont on va la monétiser, ce que beaucoup d’entre-vous ont certainement déjà fait, il convient d’imaginer des mécanismes à mettre en place pour capturer la valeur produite. Bien souvent, ces mécanismes sont assez stéréotypés. On se base sur une consommation effective pour faire payer à la consommation ou à l’abonnement. De plus en plus, dans un modèle de type freemium, on capture de la valeur à travers de la publicité et par la subsidiation par certains consommateurs.
Avez-vous cependant déjà observé que certains commerçants se proposent de gagner de l’argent sur votre excès de confiance ou sur votre paresse? C’est en tout cas ce que dénonce un récent article de l’économiste anglais Tim Harford (The cost of overconfidence – 5 jan. 2016 – http://tinyurl.com/ju3fjzt). Pour renforcer notre perception du phénomène, il évoque une caricature de Scott Adams, le créateur de Dilbert et Dogbert qui imagine Dogbert vendre un produit à $1.000.029 avec un bon de réduction de $1.000.000 (à renvoyer). Tout le succès de ce modèle d’affaires repose sur l’existence d’un riche paresseux qui ne réclamera pas son rabais…
Ne croyez pas que ce modèle d’affaires soit exceptionnel, il est probablement plus fréquent que vous ne le croyez. Dans son article, Tim Harford cite le cas des tarifs de téléphonie mobile ainsi que celui des clubs de gym. Et chacun de nous en trouvera dans une expérience plus ou moins récente, l’un ou l’autre exemple supplémentaire. Pour ma part, c’est mon opérateur télécom qui m’a, en remerciement de ma fidélité, offert un add-on gratuit à mon abonnement télé…
A méditer…

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