De la difficulté de faire grandir une PME… et de la nécessité de l’innovation

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D’aucuns rêvent, dans tous les pays, de voir grandir beaucoup plus d’entreprises, de voir les entreprises naissantes devenir petites et moyennes (PME), ensuite de les voir acquérir une taille intermédiaire (ETI) pour, si possible, entrer dans la cours des grandes entreprises. Las, le chemin est long et difficile, et (trop) peu d’entreprises arrivent au sommet de la pyramide.

Dans un article de mars 2013, publié dans le journal Les Echos, Patrice Bertrand s’est interrogé sur les obstacles que rencontrent les PME durant leur aventure de croissance (http://tinyurl.com/ob9j4oe). Après avoir noté que la croissance des PME doit s’envisager sur des décennies, il met en avant quelques haies (points d’attention) qui, chacune, doit être passée avec brio, sous peine de chute pouvant marquer la fin de l’aventure:

  • la perte de l’agilité
  • les évolutions des besoins en management
  • les tentatives de croissances externes
  • les inévitables renouvellements et extensions de l’offre
  • l’évolution de l’organisation interne (production, administration, support clients…)
  • la perte de contact avec le terrain et les réalités
  • la bonne perception et la bonne compréhension de ses avantages concurrentiels
  • et la conservation et la maîtrise de la culture et de l’âme de l’entreprise

Ce qui est frappant, c’est que derrière toutes ces haies, se cachent des territoires inconnus aux chefs d’entreprises. Ce qui laisse supposer que parmi les facteurs déterminants menant à une croissance longue et durable se trouvent la capacité des actionnaires à prendre des risques et à susciter l’innovation (dans le sens de faire des choses qu’on n’avait jamais faites avant, et pas seulement technologiques). Dans la foulée, il est aussi inévitable de faire confiance, de déléguer et de partager. Ce qui n’est pas facile pour tout le monde…

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