Et si UBER sauvait les taximans ?

2-07-2015 14-45-20

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La France est en feu, une vague de dangereux citoyens sont prêts à tout pour écraser la pauvre corporation des taximans ! Dans ce billet, je vous indique en trois points pourquoi les taximans parisiens n’ont aucun intérêt à se liguer contre UBER et pourquoi le gouvernement français est à la traîne…. Plus encore : en fait, les taximans français ont même intérêt à s’associer à UBER.  Les allemands, eux, l’ont bien compris…

Premièrement, l’« UBERISATION » n’est finalement que la réaction à l’inaction et au manque de dynamisme d’un secteur qui pendant des années s’est fondé autour d’un droit de licence. Ce monopole est une terrible barrière pour les concurrents potentiels. La première victime de ce système : le consommateur.  Il paye souvent un prix exorbitant pour un service qui peut être bien meilleur (le Conseil de promotion du tourisme français a qualifié de mauvais le service rendu par les taxis).

Ensuite, le phénomène de la « gratuitfication ».  Il arrive dès l’essor de l’internet.  UBER c’est juste un service en plus touché par ce système.  Le monde de la culture en premier, l’hôtellerie et les services ensuite ont été concernés (Spotify, deezer, airbnb, blablacar, -..). La culture, parent pauvre bien connu, n’a pas pu se défendre alors que le téléchargement de films, de musique, de livres n’a cessé d’augmenter au cours de ces dernières années. Ces industries ont dû se réinventer et changer cette menace en opportunité. Elles n’ont de toute façon pas le choix, l’évolution est en marche. Le défi pour le gouvernement n’est donc pas de supprimer UBER ou ses petits frères, mais bien de valoriser la valeur ajoutée de ce nouveau service sur son propre territoire.

Enfin, l’UBERISATION n’est qu’un premier pas vers une menace beaucoup plus importante pour les entreprises de services de mobilité : les véhicules autonomes. En effet GOOGLE, NYSSAN, MERCEDES, VOLVO annoncent dès 2016-2017 des véhicules autonomes capables de transporter véhicules et marchandises sans chauffeur 24h/24. Lorsque l’on sait qu’une des charges principales de nos entreprises sont les salaires, quel sera le marché dans ces secteurs demain ?

Je voudrais terminer par une note positive. Pour moi, UBER ce n’est pas la mort des taximans.  Il faut le prendre comme une opportunité pour le secteur. Les taximans allemands, new-yorkais et londoniens l’ont bien compris. Au lieu de se battre contre UBER, ils ont décidé de collaborer avec la société au travers de l’appli UBER TAXI. « Le service aide les chauffeurs de taxi à réduire leur temps passé à vide », a expliqué un porte-parole d’UBER dans un communiqué.

Finalement tout le monde peut y gagner sans que l’image du secteur soit affectée.

 

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