Je suis un fromage de Herve !

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Depuis une semaine, deux visions, deux façons de communiquer s’opposent autour d’un sujet oh combien régional : le fromage Herve.

D’une part, nous avons l’institutionnel.  Il cherche à protéger le citoyen grâce à ses bras armés de normes et de règles à faire respecter pour le bien de tous.

D’autre part, nous avons un petit artisan.  Il met tout son savoir-faire et son expérience dans un produit traditionnel et artisanal.

Un troisième acteur entre en jeu, et son poids devient de plus en plus important : « le citoyen ». Les réseaux sociaux ont en effet cette force de conscientiser et de fédérer les gens autour des problématiques qui les touchent.

Aujourd’hui, le plateau de Herve est en colère, un de ses symboles est touché.

Très globalement, on peut dire que tout tourne autour de la notion de contrôle.  Le contrôle, dans nos contrées latines, c’est valider la conformité d’un processus.  S’il y a non-conformité, on se retourne vers le responsable qui est le plus souvent sanctionné.  Dans les pays anglo-saxons par exemple on pratique le « control » différemment.  En cas de non-conformité, on cherche la façon la plus opportune de réparer l’erreur pour en réduire l’impact au maximum.  La sanction arrive s’il y a récidive.

Dans le cas du fromage de Herve, tout le monde n’est-il pas perdant ? Si l’artisan va perdre une partie non négligeable de son chiffre d’affaires,  il est question de l’image de l’Afsca dans les média, le citoyen lui attend la réaction de sa mobilisation.

La conclusion : le problème de l’artisan peut se résoudre (rappelons-nous du cas des bières lambic de Cantillon), les institutions peuvent mieux s’exercer à l’anticipation et à la communication.  Quant au citoyen, il a compris le pouvoir de la viralité et il en joue pour sauver ses trésors …

Cette leçon vaut bien un fromage, sans doute !

 

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