« Youpie, on s’est planté ! »

Voilà une phrase qu’on a peu de chance d’entendre dans nos contrées latines, en entreprise ou ailleurs. Et pourtant… depuis près de dix ans, cette philosophie a fait son petit bonhomme de chemin, et de plus en plus d’entreprises organisent une fête pour marquer le coup lorsqu’un projet n’est pas mené à bien.

Les managers qui pratiquent cette approche en soulignent les nombreux avantages :

  • en fêtant sa défaite, l’entreprise tourne plus facilement la page – et on retrouve plus facilement la bonne humeur après un échec qui peut parfois être dur à avaler;
  • on peut tirer leçon des erreurs et – ô bonne nouvelle – se servir de ce qui a été appris pour ne pas tomber dans les mêmes ornières;
  • et surtout, surtout, la grande gagnante est l’innovation, car affirmer le droit à l’erreur c’est soutenir l’envie du personnel d’explorer. Les échecs ouvrent souvent de nouvelles voies qui autrement resteraient inexplorées.

Entendons-nous bien : il ne s’agit pas ici de rendre publiques ses erreurs personnelles (virant à l’auto-critique maoïste) ou encore moins de sortir le champagne à chaque erreur commise, mais bien de rendre l’aventure collective et, à l’issue d’un projet, de valoriser en équipe le fait que l’entreprise ait essayé et qu’elle puisse en tirer des leçons au profit de tous. Bien entendu… on peut encore essayer sans chuter (et tant pis pour Icare) !!

Que de bonnes nouvelles à fêter…

 

PS : n’oubliez pas de fêter aussi vos réussites !

 

«We celebrate our failures. This is a company where it is absolutely OK to try something that is very hard, have it not be successful, take the learning and apply it to something new
(Nous célébrons nos échecs. C’est une société où il est totalement OK d’essayer quelque chose de très difficile, de ne pas réussir,  d’apprendre de cet échec et de l’appliquer à quelque chose de nouveau.)

Eric Schmidt (Goggle Wave)

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